JULIEN AUDEBERT / JULIEN CREPIEUX / MARK GEFFRIAUD
 
 



Il pourrait sembler évident que l'image convoque le regard ; ces 3 jeunes artistes le confirment et nous invitent à le vérifier.











JULIEN AUDEBERT





Royal Albert Hall. 2005. Tirage Lambda, alu et diasec. 37 x 185 cm



Royal Albert Hall. Détail. 2005. Tirage Lambda, alu et diasec. 37 x 185 cm



" Une aberration perspective, un rapport de micro/macro photographie, une inversion de la vision - une espèce de presbytie " accompagnent les photographies de Julien Audebert, résultats de manipulations et d'assemblages de photos d'écran. " Royal Albert Hall " reconstruit la salle
du fameux théâtre londonien qui fut décor des deux versions de " L'homme qui en savait trop " d'Alfred Hitchcock tournées à 20 ans d'intervalle, compressant le temps mais aussi la durée du scénario cinématographique.
" Landschaft " expose également une temporalité écrasée au sein du montagneux paysage reconstitué du " Nosferatu " de Murnau - chef d'oeuvre du cinéma muet d'épouvante tourné en décors naturels - nous permettant de refaire le cheminement du jeune clerc de notaire Hutter, dans une nature de plus en plus sauvage et étrangère.




Landschaft. 2005. Baryté sur aluminium. 120 x 144 cm


Julien Audebert, né en 1977, vit et travaille à Paris







JULIEN CREPIEUX




" L'oeuvre, plus encore qu'un objet semble-t-il, n'a d'existence sans sujet qui l'observe. Une bonne partie de ma recherche aborde la question de manière littérale. Il y a comme un vide, un manque qui persistera jusqu'au moment de la rencontre avec celui qui regarde. Je considère " Fluctuans Corpusculum " comme une étude anatomique en mouvement et à l'échelle microscopique.
Il se trouve qu'en observant le Monde, je ne cesse, à la lettre, de m'observer et, à bien y regarder, il ne me semble pas plus aisé de fermer les yeux que les oreilles."








Fluctuans Corpusculum. 2005. 1/3. Vidéo. 2 mn 40


Julien Crépieux, né en 1979, vit et travaille à Montpellier
2004 DNSEP. Ecole des Beaux-Arts de Montpellier







MARK GEFFRIAUD




" L'attention que l'on porte à son environnement immédiat trouve son origine et sa raison d'être dans la manière dont l'Homme a organisé les conditions de sa survie. Si les enjeux évoluent, les outils restent le mêmes."
Mark Geffriaud utilise la vidéo et le son pour interroger l'évidence d'une représentation centralisée. Que se passe t-il si l'on fait cohabiter des informations perceptives contradictoires ? Y a t-il un temps pour la pensée, un autre pour les sens ?
" Je me suis intéressé ici à l'impossibilité d'une représentation figée, au dialogue ininterrompu entre notre oeil et l'interprétation mentale des données qu'il nous fournit et qui détermine à son tour les conditions de son exercice. Les " No Man's Scape " sont avant tout des paysages mentaux, fuyants et irrésolus qui tentent de rendre compte d'un simple état de fait : l'oeil ne peut voir qu'une chose à la fois."




No Man's Scape 1. 2005. 1/3. Vidéo. 2 mn






No Man's Scape 2 & 3. 2005. 1/3. Vidéos. 1 mn 50 & 1mn 30


Mark Geffriaud, né en 1977, vit et travaille à Paris
2004 DNSEP. Ecole des Beaux-Arts de Montpellier




















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